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C'est pas un scoop

  • Photo du rédacteur: Natalia
    Natalia
  • 21 avr. 2025
  • 7 min de lecture

On va faire dans le non-scoop aujourd’hui : des grands principes hyper évidents – et pourtant Jésus a encore besoin de me les rappeler assez souvent.  


Erreur de destinataire


Régulièrement, tu parles d’un truc à Jésus, et il continue la conversation avec quelqu’un d’autre ou par quelqu’un d’autre ! 🤔


Exemple : « Heu… Dieu de l’univers ?... Si ça t’embête que je me mette en couple avec une femme, dis-moi. ». Et là rien. 2 jours plus tard, bim, une femme de l’église a fait un rêve qui répond à ma question. Mais Jésus, tu t’es trompé de destinataire ! C’était pas pour elle, c’était pour moi ! C’est quoi cette gestion d’amateur ? 🙄


Ou encore : « Jésus, t’es vraiment sûr que tu veux qu’on fasse un jeu vidéo ? Pasque déjà ça paraît pas très biblique comme activité, mais en plus je sais pas trop faire. Il faut tout que j’apprenne, que j’essaye plusieurs langages de programmation... Du coup ça me prend hyper longtemps pour faire un vague prototype. Tu crois vraiment que le prototype pourra servir à quelque chose ? » Quelques jours plus tard (ou heures, je sais plus), une pasteure parle d’un truc qui n’a rien à voir et dit « le prototype a bien servi ! ». Alors là ça fait « BIM » dans mon cœur. Mais je maintiens que ça aurait été plus simple de me dire direct « ton prototype va servir à quelque chose » (par exemple avec des lettres de feu 🔥 dans le ciel ou autre message discret).


Bref, y’a comme une intentionnalité de la part de Dieu de nous bénir à travers les autres (Même le voisin relou ? Voui, même le voisin relou !). Si t’es pas chrétien : nous bénir, ça veut dire nous donner des trucs trop cools qui sont vraiment bons pour nous.


C’est marqué à plusieurs endroits dans le bouquin de base (la Bible donc). Si tu me crois pas, demande à ChatGPT.


Du coup si Dieu répondait toujours aux questions de Natalia à Natalia, elle aurait besoin de personne et les aurait tous envoyés se faire cuire les doigts de pieds.


Alors je commence à être avec les autres. Pas juste à les tolérer, pas juste par obligation au boulot, pas en grognant et en listant les innombrables raisons qui prouvent qu’ils font n’importe quoi et que je ferais mieux sans eux (et pas sans œufs). Au boulot et à l’église, j’apprends à vraiment bosser avec d’autres – qui en plus sont pas pareils, les insolents – pour faire des belles choses ensemble. Même si c’est pas exactement comme ça que j’aurais fait (ce qui est absolument inadmissible). Même si les personnes avec qui je travaille ne pensent pas tout à fait comme moi (ça c’est le comble de l’hérésie).


C’est très challengeant, et trop trop chouette. Je découvre que « ne pas râler tout le temps » et « faire des machins ensemble » sont des ingrédients essentiels à la paix (ouais, je sais, c’est pas un scoop – mais laisse-moi grandir à mon rythme steuplai).


La gouvernance pas partagée du tout


C’est bien de bosser avec des gens, mais faut encore pouvoir s’organiser.

En milieu associatif, la super mode c’est la gouvernance partagée. La répartition des responsabilités et des pouvoirs. J’ai lu dans la Bible que Dieu était pas chaud pour donner un roi aux juifs (c’est eux qui ont voulu, et largement insisté, en disant « oui oui, on est sûrs de vouloir un roi, c’est pas grave s’il a 2000 nénettes dans son harem, si on crève de faim pendant qu’il s’engraisse et s’il envoie nos fils se faire éventrer à la guerre »).


Du coup avant de rencontrer Jésus, je me disais qu’il était en mode gouvernance partagée, démocratie, voir limite anarchiste. Et je trouvais ça cool.


Jésus aime prendre un truc qui a l’air génial (dans ton cerveau), et te prouver que c’est pourri jusqu’à l’os. Et une fois que t’es complètement dépité par l’effondrement de tes valeurs, il te montre que ce qu’il te propose est tellement carrément ultimement mieux que c’est tellement abusé que t’aies pas vu ça plus tôt.


En vrai y’a une hiérarchie claire qu’il m’invite à respecter. Par « invite », je veux dire « ordonne ». Après chacun est libre de choisir d’obéir à Dieu ou pas. À ce stade, tu peux être énervé. Si le mot « obéir » t’énerve pas assez, laisse-moi reformuler :


Chacun est libre de choisir de se soumettre à Dieu ou pas.


Ayest, ça t’énerve ? 😁

J’avoue, moi ça m’énervait bien bien fort 😡. J’ai encore des trucs à gérer de ce côté-là, mais je progresse…


Maintenant, je trouve ça génial de dire que j’obéis à Dieu. Pasque ça veut dire que j’obéis à l’amour, à la justice, à la vie, et à la liberté. Sinon à ton avis j’obéis à quoi ? Y’a plusieurs trucs, tous plus pourris les uns que les autres. Sans Jésus, j’obéis à :

  • Un besoin d’être vue / entendue

  • Une crainte de ne pas être assez ou ne pas avoir assez

  • Une rage issue d’une blessure lointaine

  • Une peur de ne pas avoir de valeur (et du coup avoir quelque chose à prouver)

  • Une certitude que je ferais mieux que les autres (donc qu’ils sont débilous)

  • Tu vois l’idée ?


Tiens, Jésus a pris un truc qui avait l’air tout pourri (obéir / se soumettre) et l’a transformé en un super-pouvoir absolument génial !

(Si t’as un doute, je parle bien de se soumettre par choix, pas être soumis / soumise par la force. Ça c’est vraiment tout pourri et ça craint).


Du coup maintenant je peux même faire comme un chef me dit (au boulot ou à l’église) sans commencer par rougner et lister les raisons qui font que c’est trop nul de faire comme ça (ou alors je rougne pas longtemps 😉). Ça aussi dans la catégorie bel ingrédient pour la paix intérieure, c’est assez top !


Le choix


Malgré ces révélations qui me permettent d’être de plus en plus souvent en paix, y’a parfois des trucs qui m’énervent.

Et là, t’as souvent quelqu’un (généralement le mec qui t'as énervé) qui a la brillante idée de sortir :

- Mais t’énerve pas !


Ce qui, quand t’es énervé, n’a pas particulièrement tendance à t’apporter la joie et la paix. Du coup tu passes en mode déni, et tu réponds en grognant :

- Chuis pas énervé !


Sur le ton : « tu me parles encore, j’éclate ta face contre ce mur » (en cas d’absence de mur, un autre objet solide fera l’affaire).


Et pis c’est vrai ça, c’est quoi ce délire ? Si je décidais quand je m’énerve, je m’énerverais jamais ! Si on pouvait choisir, ça se saurait. Quel orobanche ce mec ! Il doit se lever le matin et se demander comment être encore plus une tête à claques que la veille – et malgré son niveau d’expertise olympique, il arrive encore à monter en compétence !


Ces pensées marchaient super bien avant (mon cœur, comme le calendrier, a un avant et après Jésus).

Sauf que maintenant, quand ça commence à tourner comme ça, le Saint-Esprit me met un petit coup de coude avec une pensée du genre :

- Et là, t’es pas en train de cultiver ta colère par hasard ?

- Moi ? Alors pas du tout (à répondre avec un air innocent).

Le Saint-Esprit ne répond pas, je sais qu’il a raison mais je continue à râler un peu.

- …

- Non mais c’est l’autre orobanche, pasqu’il me soule avec ses remarques pourries et en plus il croit que la salamandre est un lézard (toujours ajouter un argument qui n’a rien à voir quand on est de mauvaise foi).


Salamandre tâchetée

- …

- Peut-être je cultive la colère, légèrement un mini-chouilla. C’est tellement négligeable que c’est même pas visible à l’œil nu. (Attention, sortie du déni imminente !! Alerte !! Danger de vérité et de transformation de cœur !).

- …

- Mais du coup je fais quoi moi avec ma colère ? Je vais pas me mettre à respecter les gens qui font des erreurs de classification des vertébrés quand même ?

Là, le Saint-Esprit peut poursuivre la conversation :

- T’as déjà entendu parler du pardon ?

- Nope, jamais… ça se mange ?


Bref, tu vois l’idée. Je peux pas te dire que mes conversations avec Dieu se passent de cette manière, avec des mots, mais encore une fois je traduis des ressentis.


C’est comme si Jésus me disait : t’as affirmé pendant combien d’années que t’étais énervée et tu pouvais rien n’y faire, c’était ta nature, tu ne pouvais pas te sortir de ça ! Tu t’es plantée !!!


Parfois ça fait du bien de se planter (même quand t’es pas un petit-pois).


Autre ingrédient essentiel à la paix (qui n’est pas un scoop non plus) : accepte de te planter (on appelle ça être enseignable/être humble/ne pas péter plus haut que son dos).


En paix


Une fois que tu acceptes de te planter, les fausses conceptions peuvent décaniller. Le décanillage des fausses conceptions c’est tellement précieux ! (décanillage c’est pas un mot) Tellement génial ! Parfois ça pique un peu quand on s’y accroche à ces croyances toutes pourrites (pas un mot non plus). Mais chaque décanillage libère un peu plus !

Bon je te cache pas que même si j’ai parfois des révélations inopinées en forêt ou en voiture, pour guérir de certains trucs j’ai besoin de coup de main (paroles de connaissances, entretiens guidés par le Saint-Esprit avec une pasteure, enseignements qui touchent mon cœur…). Mais avoir un cœur en paix, ça n’a pas de prix. Alors oui, j’investi, en temps et en argent. Finalement, j’ai quoi de mieux à faire que de laisser Jésus guérir mon cœur pour pouvoir briller de sa lumière ? J’ai quoi de mieux à faire que de devenir la femme qu’il a créée ? J’ai quoi de mieux à faire que de devenir meilleure ?


Natalia, impératrice des scoops


Merci à Papillon pour la relecture !


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