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Chaque instant est un miracle

  • Photo du rédacteur: Natalia
    Natalia
  • 19 mars
  • 8 min de lecture

Dernière mise à jour : 4 avr.

Vertige


Tu sais, quand je regarde en arrière, ces 3 années et quelques passées, j’ai le vertige. Chaque instant a été un miracle. Chaque instant ! Je t’en ai déjà parlé, je sais, mais j’ai envie d’en reparler.

Parenthèse : je vais te parler des victoires. Ça veut pas dire que j’ai pas de défis. Ça veut pas dire que tout est parfait. Ne laisse pas l’ennemi te raconter que bah voilà les autres ils font tout bien parfaitement et toi t’es un débilos. Dieu t’a créé à son image, je te signale, et Dieu n’est pas un débilos. Parenthèse fermée.


Je vis un miracle chaque nuit, alors que je m’endors sans tourner dans ma tête toutes les colères et angoisses qui agressent mon cœur. Je m’endors, juste. Comme si c’était normal de dormir la nuit. Comme si c’était évident. Comme si ça n’avait jamais été une lutte. Je m’endors. Miracle.


Je vis un miracle à chaque fois que je prends la voiture, sans être terrorisée par la conduite des autres, pétrifiée de risquer de me tromper de route, paniquée à l’idée de me garer. Je prends même ma voiture sans y penser maintenant. Sans me demander s’il va y avoir du monde sur la route à cette heure-ci. Sans me demander s’il fera nuit, ou si la pluie va me gêner. Sans me demander si je passe par des petites routes de montagnes avec des cyclistes tout partout. Quelles angoisses j’ai pu vivre avec les cyclistes ! T’imagines même pas. Et aujourd’hui j’y pense plus. J’y pense plus. Je conduis avec plaisir. Miracle.


Je vis un miracle à chaque fois que je descends une montagne avec joie et légèreté. Chaque fois aussi que je monte une montagne sans me dire que je vais galérer à la descente. Je galère plus. Je ne suis plus angoissée à chaque pas. Je descends. C’est tout. Miracle.


Je vis un miracle à chaque fois que la tension monte au bureau et que mon cœur semble décidé à rester dans la paix. Je sais pas comment il fait ça. Avant ça occupait chaque instant de chacun de mes neurones. Je focalisais sur tout ce qui n’allait pas chez les autres. Sans le réaliser ni savoir faire autrement, je nourrissais la colère, la laissant s’amplifier et s’installer pleinement dans mon cœur. Je sais à quel point ça te bouffe le cœur. Je souhaite ça à personne. Miracle.


Je vis un miracle à chaque fois que mon chat vient squatter chez moi. Tu sais, le chat que j’ai demandé à Dieu ? Bah non seulement il est venu, mais il connaît mes horaires maintenant, et il vient tous les matins et tous les soirs. Dès que j’ouvre les volets, il débarque. Dès que j’arrive en voiture, il débarque. J’ai un chat ! Miracle.


Chat sur une chaise
Je te présente mon chat : Shabbat (le prochain s'appellera Shalom)

Je vis un miracle à chaque fois que je fais la vaisselle dans mon évier débouché par la foi. Je peux verser des litres et des litres là-bas dedans, l’évier ne se remplit pas. Miracle.


Je vis un miracle à chaque fois que je vais faire un tour en forêt de nuit. J’ai dû combattre des peurs pour l’avoir ce droit-là. J’étais pétrifiée, j’avais la sensation qu’on allait me sauter dessus. Et aujourd’hui, dans la forêt, de nuit, à l’écoute des étranges bruits qui raisonnent dans l’obscurité, je suis chez moi. Miracle.


Je vis un miracle à chaque fois que je vais bosser. À l’école primaire, parce que j’étais persuadée que je ne pouvais pas m’occuper d’enfants. J’en avais peur. Et aujourd’hui, je suis tellement fière de ce qu’on fait avec les choupinous ! L’autre jour je leur ai fait voir les osmies, les petites abeilles solitaires des hôtels à insectes. Je kiffe tellement mon job ! Miracle.


À l’autre école aussi, avec les 14-20 ans. Parce que j’avais fait un burn-out dans un contexte similaire. Je m’étais juré de ne jamais redonner des cours en classe. J’avais décidé que c’est un métier de… comment te dire en restant polie… de scrofulaire. Et là je kiffe tellement ! Tous les matins, je vais au boulot avec un large sourire aux lèvres (parfois en chantant en langues, le dis pas à mes collègues). Miracle.


Je vis un miracle à chaque fois qu’un pasteur me reprend sur un truc et que je l’envoie pas bouler. Genre je suis capable de prendre une critique constructive pour grandir plutôt que de m’emmurer dans la rébellion et de grandir en bêtise intergalactique. Miracle.


Je vis un miracle à chaque fois que je parle à une personne inconnue sans hésiter. Avant j’hésitais déjà avec les personnes connues… Je gardais les gens à distance, et je restais avec rejet et solitude. Je pensais qu’on était bien tous les trois. Mais non. On n’était pas bien. Pas bien du tout. J’ai depuis 3 ans des relations magnifiques, qui me font grandir et qui me remplissent de joie. Je savais même pas que c’était possible un truc pareil ! Miracle.


Je vis un miracle à chaque fois qu’un truc que je sais pas faire me tombe dessus au boulot, et que je ne pars pas en paniquant (si possible les bras en l’air et en hurlant, c’est plus dramatique). En fait, de plus en plus, je me dis « cool, un truc nouveau à faire avec le Dieu de l’univers – par contre, Jésus, je gère rien là alors il va falloir m’épauler » (y’a une histoire de « pour marcher sur l’eau faut mettre un pied hors du bateau » là-dessous). J’oscille encore entre foi et « ouais enfin quand même je maîtrise rien là », mais c’est chouette. Tellement chouette que c’est moi qui ai été demander à la chef une mission pour laquelle j’ai ni le temps, ni les compétences ! Et tu sais quoi ? Au milieu de la galère d’apprendre sans trop savoir où je vais, sans avoir de collègue qui peut me montrer comment faire sous la main (ce serait trop facile), je kiffe ! Miracle.


Je vis un miracle à chaque fois que je rate un truc. Tu vas me dire : « bah non, y’a pas besoin de la toute puissance du Dieu de l’univers pour rater un truc ». Alors figure toi que si : j’ai besoin de sa paix pour pas que je m’imagine que je suis une petite limace moisie écrasée sur le bord de la route. Ça remet pas en question qui je suis. Bon, j'ai encore vachement de pensées qui veulent remettre en question ma valeur et qui je suis mais de moins en moins. Et quand je les repère je leur dis d'aller voir ailleurs si j'y suis ("Ha j'y suis pas ? Bah super, tu peux y rester alors !"). Je rate des trucs. J’ai même raté des mégatrucs récemment, au boulot. Ouch, ça fait mal. Mais c’est ok. C’est même une magnifique occasion d’apprendre à faire mieux. Miracle !


Je vis un miracle à chaque fois que je mange des légumes et que mon système digestif ne part pas en grève (avant c’était tout le temps, probablement à cause du stress). Je te détaillerais pas plus, mais franchement : miracle !


Je vis un miracle à chaque fois que je vais manger chez des gens pour midi et qu’ils attaquent le repas à 13h30. Sérieux ???!!! 13h30 ? Avant ça me rendait furieuse et ça m’angoissait trop : et si je décédais de dénutrition dans l’attente ? Maintenant c’est pas un problème, je suis en paix. Si mon emploi du temps se goupille mal et que j’ai pas le temps de manger, c’est plus la panique intégrale. C’est plus un blocage, genre « je peux pas faire ça, j’aurais pas le temps de manger à une heure convenable ». Je suis libre de m’organiser comme j’ai envie. Je peux même jeûner quelques jours, t’imagines ? Miracle !!


Je vis un miracle à chaque fois que j’observe un nuage, un arbre ou un bout de mousse. Parce que mon cœur s’émerveille avec des étincelles qu’il ne connaissait pas avant. Je suis entrée dans un nouveau monde. Un monde de beauté et de grandeur, un monde magnifique. Miracle.


Je vis un miracle à chaque fois que mes élèves me pètent puissamment les tentacules, parce que 5 min après, je suis dans la joie et la paix. J’ai encore à grandir là-dessus, mais c’est en cours. Avant je te raconte pas, ça me prenait la tête pendant des jours, des semaines, et surtout des nuits. L’horreur. Mais l’horreur est partie. Miracle.


Je vis un miracle tous les mois, à chaque fois que j’ai mes règles et que j’ai pas de méga douleurs (et que du coup je suis pas méga soulée). Depuis le printemps 2023, où j’avais prié par rapport à ça, réalisant soudainement que c’était pas la volonté de Dieu que j’ai super mal. Miracle.


Et il faut ajouter tous les miracles trop longs à expliquer, tous ceux que je garde pour moi, tous ceux que j’ai oubliés, tous ceux que j’ai même pas vu passer. C’est sans fin. Je flotte dans une cascade de miracles en folie.


Il m’en reste encore tout plein à décrocher. Des miracles tout spécialement prévus pour moi, déjà tout prêts, emballés, qui m’attendent. Mais le plus grand, je l’ai déjà.


Le plus grand miracle


Le plus grand miracle, celui qui les surpasse tous, et quelque part qui les contient, c’est de pouvoir passer du temps avec mon Dieu de l’univers. De débarquer à l’église et de sentir sa présence souveraine, sa douceur, sa joie, sa sagesse, son amour. De m’échapper dans les bois, discuter avec mon Créateur et retrouver cette présence indescriptible. De faire la vaisselle, les yeux rivés sur Jésus, et de percevoir encore le Ciel déborder sur la Terre. Je suis née pour sa présence. C’est ça dont j’ai besoin. C’est la seule chose dont j’ai besoin. C’est ce que je veux.


Et écrire (un article, ou mon prochain roman), et le sentir à mes côtés, lui qui m’a soufflé des rêves alors que j’étais encore dans le ventre de ma mère. Quel privilège, quelle joie, quel honneur !


Il y a encore tellement de fois où je perds sa présence, où je laisse l’agitation me faire lâcher le Shalom du Ciel ! Mais j’y travaille. J’essaye de garder les yeux rivés sur lui. En permanence. J'ai bien dit "j'essaye" !


À chaque fois que je ne suis pas sûre d’être à la hauteur, à chaque imprévu qui chamboule mon univers, à chaque fois que quelqu’un me soule, à chaque fois que la horde de trucs à gérer en cascade veut me faire croire que je n’arriverais jamais au bout. J’essaye de garder les yeux rivés sur lui. À chaque fois. Tout le temps. Partout.


Dans la Passion Translation (version de la Bible traduite en anglais d’une façon qui envoie du pâté), Philippiens 4 : 8 nous dit : Garde continuellement tes pensées fixées sur tout ce qui est authentique et réel, honorable et admirable, magnifique et respectable, pure et saint, bienveillant et miséricordieux. 


Je l’ai déjà cité celui-là mais c’est pas un verset à usage unique, on a le droit de l’utiliser plusieurs fois ! J’y travaille, et je te dirais quand j’y arriverais à tous les coups ! Mais ça m’aide vachement de lister tous ces trucs extraordinaires que Dieu a déjà fait pour moi.


Natalia, impératrice de la prière-vaisselle, la prière-à-la-frontale, la prière-rando, la prière-voiture, la prière-aspi, la prière-jardin, la prière-écriture, la prière-aux-toilettes-du-boulot, la prière-bizarre, la prière-inopinée, la prière-du-matin, la prière-en-chantant, la prière-en-dansant, la prière-en-pigeant-pas-tout-dans-la-Bible, la prière-silencieuse, et tant d’autres.


 

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