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Dieu me dit de quitter mon job

  • Photo du rédacteur: Natalia
    Natalia
  • 27 mai
  • 5 min de lecture

Pour remettre le contexte : j’ai 2 jobs. Un en école primaire (à 37.5 % 🙄), et un à 50% en MFR (genre lycée agricole).

(En vrai mon job à plein temps c’est d’aimer Dieu ❤️‍🔥❤️‍🔥❤️‍🔥)


La problématique du vendredi


En septembre ou octobre 2025, je sais plus. Après une journée spéciale à l’église, j’ai la conviction forte qu’il faut que je m’inscrive à « Esaïe 61 », qui est une formation sur l’année scolaire pour être réparée dans son cœur et savoir réparer les gens ❤️‍🩹 avec la puissance du Dieu de l’Univers. C’est une formation qui a lieu le vendredi matin.


Sauf que le vendredi, je bosse à l’école primaire. On est deux maîtresses et on se partage les jours pour une classe. Je gère le vendredi journée et le mardi aprem : quand ma collègue a besoin d’être dispo pour l’église (pasque ma collègue en question est aussi une chrétienne complètement allumée, et même plus allumée que moi ❤️‍🔥). Et en plus, la formation commence en septembre, donc c’est trop tard pour s’inscrire. Non, c’est pas possible ce que je reçois. Ça doit pas être Dieu. Ou alors, il a oublié que je bossais le vendredi et que la formation a déjà démarré ?


- Pardon Jésus, mais si c’est toi sur ce coup-là il va falloir insister, parce que je vois pas ce que je peux faire !


Bon… il a insisté figure toi. Il est marrant lui, il est omnipotent, il peut tout faire tout le temps partout. Mais pas moi ! Il a dû oublier que j’avais des limites, des jobs, des contraintes. Des trucs d’humains. Ça fait 2000 ans qu’il a pas été humain, t’as le temps d’en zapper des trucs en 2000 ans !


- Heu… Ok mais je fais quoi ? Je peux peut-être bricoler un truc pour l’an prochain, mais je vois pas comment : il faudrait que j’arrête de bosser le vendredi et on sait tous les deux que c’est pas possible de changer de jour pour l’école primaire. Le principe c’est que ma collègue a justement besoin du vendredi pour l’église. Si moi j’arrête, ça la met en galère. Et tu sais tout ça ! C’est quoi cette demande ??


Alors il me fait :

- Bah justement, parles en à ta collègue !


Hors de question ! Je vais pas aller lui dire que je l’abandonne l’an prochain tant que j’ai pas une solution à lui présenter.

Le temps passe, j’insiste dans la prière, et il me répond toujours la même chose :


- Va lui en parler !


Purée, le Dieu de l’Univers a la tête plus dure que moi. Tu crois que c’est pour ça qu’on dit que Jésus est un rocher ?


Alors j’y vais. Comment elle va réagir ? Je vais la mettre en galère 🙁. Parce que concrètement, j’ai retourné le problème dans tous les sens, et je vois pas d’autre solution : il faut que j’arrête l’école primaire. Et elle va faire quoi du coup ? C’est chaud de trouver quelqu’un pour un jour et demi !


Et puis franchement je suis pas prête à quitter comme ça les choupinous. C’est seulement ma deuxième année ! J’ai encore tellement de trucs rigolos à leur montrer, et de choses apprendre !


J’arrive toute gênée, je ne sais pas comment aborder les choses 😬.

- Écoute, je crois qu’il faut que j’arrête l’école primaire l’an prochain : je vais faire la formation Esaïe 61. Je sais pas comment faire autrement.


Elle a pas l’air perturbée, ni déstabilisée, ni même déçue. Elle répond très sereinement 😌 :

- Il va falloir aussi que je quitte l’école primaire.


WHAT ?? En fait, le même Dieu (on se le prête) lui a parlé aussi, et lui a dit d’arrêter. Si on arrête toutes les deux en même temps, on laisse une place à plein temps. Là c’est carrément jouable pour l’école de recruter, et personne n’est en galère.


Purée mais j’ai flippé dans tous les sens pour rien ! Le Saint Esprit est trop classe pour me faire « j’te l’avais dit 😉 », mais franchement il aurait pu. Ma problématique n’en est pas une. Si le Dieu de l’Univers me demande un truc, il se débrouille pour que ce soit possible. Je le sais pourtant, c’est pas nouveau 🙄!



Négociation


Alors on discute un peu. On n’est pas prêtes à arrêter, ni l’une ni l’autre. On est en automne 2025, mais du coup on se dit qu’on finit l’année scolaire qui se termine en août 2026, on fait encore celle d’après, et on arrête en août 2027. Comme ça on a vraiment le temps d’organiser correctement le recrutement, le transfert… C’est pas une mince affaire tout ça quand même.


Je quitte cette discussion très fière de nous. Purée, évidemment qu’il insistait pour que je parle à ma collègue sans me donner de solution à lui proposer. Trop cool ! Et puis franchement, je sens que j’ai encore des choses à apprendre auprès des choupinous. En discipline particulièrement, y’a un truc qui joue pas. Y’a quelques enfants qui me cherchent systématiquement, et j’ai beau leur voler dans les plumes, ils recommencent. Je sais qu’il y a un truc à débloquer, mais pour l’instant j’y suis pas. Et je veux pas quitter l’école sans avoir réglé ça. J’aurais trop l’impression de partir sur un échec, même si c’est aussi hyper chouette. Du coup ça fait sens pour moi qu’on se donne un an de plus.


Et pourtant, en rentrant chez moi, je découvre que je ne suis pas en paix. Quelque chose me chafouine. Le Saint Esprit m’a dit de quitter l’école, il m’a pas dit « quand ça t’arrange, en te laissant un an de plus juste pasque tu trouves ça plus confortable ».


Mince alors. Est-ce qu’on aurait fait une boulette 🤔 ? Les jours passent, j’hésite… Jusqu’au moment où ma collègue me fait « il faut qu’on parle ». Là, je sais de quoi elle va me parler, et je sais ce qu’elle va me dire 😉. Je suis soulagée d’ailleurs, qu’elle ait fait la démarche. Je sais pas si j’aurais osé moi. Elle a beaucoup plus d’expérience que moi avec Dieu et j’étais un peu en mode « je suis qui pour revenir sur ce qu’elle a dit ? ».


On finit par se voir, et comme prévu, elle me dit :

- Il faut qu’on quitte l’école primaire à la fin de cette année scolaire.


Je suis trop à fond tellement je savais qu’elle allait dire ça !! Ça fait bizarre d’être

exactement sur la même longueur d’onde. C’est la première fois que j’ai une telle conviction, et que je sais tout pile ce que quelqu’un va me raconter. Quand ça arrive aux autres je suis très impressionnée 😅.


Alors voilà comment on a décidé, toutes les deux, de quitter un job extraordinairement chouette, d’une génialitude inégalée, un cadeau du ciel. Clairement, je suis beaucoup plus à ma place avec les plus grands, mais ça pique un peu quand même 😢.


Je les aime trop les choupinous 🩷 💜 🩵.


J’ai hâte de voir la suite : le Dieu de l’Univers a visiblement mieux pour moi. Ça m’a pas l’air facile de faire mieux, mais lui ça lui pose pas de problème.


Natalia, très bientôt impératrice du mono-job


PS – et sur mes difficultés au goût d’échec, je te publie un autre article tout bientôt (il est déjà tout chaud tout prêt, j’en ai écrit plusieurs d’un coup)


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